Conversation de (...) ; Hypnose

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27.12.17 23:29
Sur ses mains le reste de sa mort (rouge, rouge…). Dans ses bras, le reste de son histoire. Ses yeux ne sauraient voir l’apparat du lieu, ses sens se livrent à la chose. Le vent s’enfuit. La fin prend son repos (elle résonne encore dans sa tête) et l’homme ne sait que faire. Alors il vagabonde, s’enfuit dans les rues de son enfance. Il se perd dans les fleurs aux douceurs de grenat, s’enfuit dans celles qui n’ont que la couleur aussi froide que sa passion.

Il y dépose ici son corps (cœur) inerte. Il y dépose ici ses pensées, ses vagues maximes éprissent de la tranquillité de l’endroit.
Mais le charme se dénue si facilement, glisse autour de ses doigts tandis qu’on lui apporte compagnie. Et encore sa seule défense siège dans une déférence sarcastique… Et encore le voici à prier que mot tairaient d’autre, qu’on laisserait vide son oreille, son cœur et son esprit.


"Les conversation ne sont pas mon fort"

pull your heart out


bien beaucoup de barre:
 
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05.01.18 1:18


conversation de (...)


hypnose tu sens l’herbe sous tes pieds nus
tu aurais aussi aimé entendre le vent
mais ici le vent ne souffle pas.
parce que cette partie de l’île n’est pas ouverte au reste du monde
elle est comme toi, centrée sur elle même
comme chacun d’entre vous, coupé du reste du monde

tu t'assois, comme un enfant
pas a la recherche d’un trèfle à quatre feuille
tu ne le verrais pas
mais pour sentir les brins d’herbes entre des doigts, s’écraser sous la pression de ta paume
essayer d’échapper à ton contrôle
tu te retrouves à sympathiser avec ça, cette herbe
parce que comme elle, tu aimerais échapper aux néants qui t’entourent
t’écrasent et t’opressent
alors tu retires ta main de là et tu continues de vagabonder

tes parents te disaient que cet endroit, c’était un lieu spécial
une serre qui regroupait beaucoup de plantes rares
et tu te demandais sans cesse ce qui les rendaient si précieuses
si toi même tu étais précieux aussi
enfermé dans ta bulle comme elles dans cette bâtisse de verre

mais tu n’est pas ici pour cela
tu secoues ta tête
et tes pensées
et tu continues d’écouter.

c’est là que tu entends des pas, autres que les tiens
l’air se mouvoir sous une pression autre que la tienne
et tu entends ce corps s’étendre par terre différemment du tiens

tu le rejoins, rongé par cette curiosité que tu ne sais tenir en laisse
tu te pose à ses côtés après l’avoir fixé
enfin tu penses l’avoir fixé

aucun geste esquissé, juste des mots.

« Les conversation ne sont pas mon fort »

tes lèvres s’étendent en un fin sourire
tes dents, blanches à en rendre pâle de jalousie la lune se révèlent alors
sans personne pour les voir

« je peux converser pour deux s’il le faut réellement »

vraiment, tu en serais capable, n’est-ce pas hypnose ?
tu es fort pour discuter, de tout et de rien
parler à en avoir soif
comme si chacun de tes mots était le dernier

« il fait beau aujourd’hui n’est-ce pas ? »
pas que tu en ai la moindre idée.

« enfin je pense, il fait chaud, alors je pense qu’il fait beau. tu sais, je ne vois pas »
tu rigoles un peu.

« pas que ce soit étonnant ici, mais, je veux dire, j’aurais pu voir des ombres… »
et tu t’étends en paroles, tu parles de ta vue, défectueuse
du soleil que tu ne peux pas voir
de cette herbe que tu sens sous ton propre corps
du vent qu’on ne sent pas
du monde que tu ne connais pas
et caetera.
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05.01.18 16:45
Sans s'y attendre, le voilà responsable de mots qu'il n'aurait perçu. Alors, il tait les tiens (sans taire ceux-là lances entre eux deux), les doigts concentres sur d'autres. Qu'en penser ? Le voilà vilipendé, cet autre qu'il ne saurait décrire (émanation correcte, trop pour être séduisante). Souffle bise, détache leurs formes du monde aveugle de Morgue. (ils s'envolent)

« On voit tous des ombres quoi qu'il en soit. »

Il ferme son livre. La réponse ne saurait se coordonner avec ses pensées. S'y glisse sa propre pénombre, glaçant le sang (sur ses mains). Et si jamais il aimerait ne plus y penser, le voilà encore à la chasser, simples souvenirs de son existence.

« Alors, je préfèrerais ne pas les discerner. »

Mais tous les voient et on ne saurait les radier. Son peuple autrefois avait été bien plus simple à oublier. Méchanceté s'affiche dans un sourire que tout deux ne peuvent admirer. Et ni l'un ni l'autre ne s'aventurerait à décrire ce qu'ils ne voudraient montrer.

« Même si tout me dis que vous bruler à l'idée de voir les vôtres. »

Mains caressent les brins à ses côtés, comme pour tâter l'idée. La certitude l'emplit toutefois et il pourrait en toucher les contours. Folie siègerait à ses côtés. La chose lui semble cruelle. Il aimerait sans doute pour la première fois de sa vie voir la forme l'homme méritant son mépris mais il sait ô combien il n'y verrait que son reflet. Aussi s'enfuit-il à nouveau dans ses écrits, comme pour attendre qu'on lui offre la suite d'un récit.
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31.01.18 14:47


conversation de (...)


tu soupires hypnose,
et tu souris dans l’ombre
les tiennes
les siennes
tu ne sais pas trop, mais vous devez certainement les partager

« c’est vrai. »

d’un coup, tu te fais silencieux
tu te demandes si tu ne devrais pas profiter du calme rassérénant apporté par la présence d’un autre
tu secoues la tête
encore
il fallait en profiter pour parler

« c’est vrai, j’aimerais bien les voir »

tu laisses les brins d’herbes filer entre tes doigts
chatouillant ta peau et ton esprit
en des images que tu ne visualises même pas

« mais c’est de la curiosité tu sais »

tu t’installes plus confortablement
te met en tailleur

« sais tu à quoi ressemble le rouge ? on dit que c’est la couleur du sang, mais je ne sais pas à quoi ressemble du sang. on dit que c’est la couleur d’un coquelicot, mais je ne connais de la fleur que la texture et les contours. dans mon esprit, je ne peux imaginer que les contours d’une chose sans la remplir de couleur. »

ton visage se crispe dans une moue que toi seule peut capter
tu te poses une question
et tu la poses à l’autre dont tu ne connais même pas le nom

« est-ce que ma curiosité est mal placée ? »
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