stand as one | pv. archi

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23.12.17 18:55
stand as one



il n’aimait pas la lumière.

hyppolite n’y était tout simplement pas habitué; il connaissait la lueur pâle et chaleureuse des pierres, la lueur du feu crépitant. mas la lumière naturelle du jour lui apparaissait comme un interdit ; inacessible. pourtant il avait déjà goûté à sa saveur; ses escapades à syllabe, profitant du laxisme des services de surveillance pour se faufiler hors de la brèche. trop facile, avait songé hyppolite à l’époque.

tout le monde se fichait de prosopée après tout. même les prosopéens. alors un vulgaire croque-mort, qui se soucie de ses déplacements?
personne.

hyppolite était habitué à être appelé à travers tout le continent souterrain. ce n’était pas rare pour lui de faire le déplacement jusqu’au village lumineux; quand bien même ce sentiment d’être trop loin de chez lui fleurissait alors dans sa poitrine. sa place n’était pas ici, dans la lumière. hyppolite appartenait aux ombres, aux zones reculées du village sombre, tapis dans les ténèbres. il avait grandit avec elle. la milice, partout autour de lui, où qu’il tourne le regard, le rendait mal à l’aise.

pourtant, ça semblait bien; de vivre ici. hyppolite regardait les maison, s’imaginant y habiter avec loki. un quartier tranquille, où personne ne mourrait tous les deux jours, où il n’aurait pas besoin d’ouvrir la porte avec une arme cachée dans son dos à chaque fois — simple précaution. il aurait voulu offrir ce genre de chose à sa soeur cadette; la sécurité.

à défaut de pouvoir, il lui ramenait des vêtements neufs et des épices pour cuisiner ses plats préférés. il avait récemment était payé — contrat non-officiel, un trou creusé rapidement en plein milieu de la nuit en dehors des emplacements de tombes officiels, un corps mou et lourd jeté et recouvert de terre rapidement, sans cérémonie ni prières. des billets froissés dans sa poche et la promesse d’ennuis s’il ouvrait sa bouche à ce propos.

heureusement, hyppolite n’était pas du genre bavard.

il fourra le reste de monnaie dans ses poches. il venait fréquemment au village lumineux; ce n’était pas si loin via les caravanes et il pouvait profiter des repas offert par le metonymie. et de la bibliothèque. il essayait de trainer sa soeur avec lui des fois, espérant qu’elle y trouve un semblant d’éducation. seulement, loki préférait aller détrousser les crédules passants des rues du village sombre. un jour peut-être il pourrait la sortir de ce genre de vie. mais hyppolite avait appris à ne pas trop espérer.

son regard parcourt la rue principale, qu’il remonte doucement. il s’approche de la sortie de la ville et de la brèche. peut-être qu’une part de lui à envie de repartir. il repense à cette escapade, avec le gang; le bal masqué, l’impression d’être un autre pendant une poignée d’heures trop vite écoulées. hyppolite ne déteste pas tout les gens de syllabe; il les envie. il voudrait savoir ce que ça fait, de ne jamais avoir faim, de grandir dans la lumière. il hausse les épaules.

au final, ils seront tous les mêmes; cadavres pourrissants se transformant en poussière. certains auront des bois, d’autres non. c’est tout.

son regard se perd dans l’horizon; s’agrippe à cette silhouette hésitante qui se rapproche, qui oscille vers lui, avec la démarche inasurée de celui qui ne sait pas en quel territoire il met les pieds — quelque chose semble familier à son sujet, mais hyppolite ne saurait encore l'affirmer.

 

+ tagarchi bb
+ notesc court c nul pardon je suis pas douée en vrai pour lancer les rps
BY MITZI
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03.01.18 1:52

Your violet disposition, my unsound intuition
: Archibald
&
: Hyppolite ♥️
lève-toi,
ne renonce pas.


Tu t'es réveillé ce matin avec un sentiment particulier. Ca tiraille ta poitrine, tu te sens vide de toutes émotions. Tu n'as pas l'impression d'être toi-même. Que se passe-t-il ? Serais-ce un mauvais pressentiment ? Un bon ? Qui sait.

Nourris ta curiosité.

Pris un élan de folie, tu déambules dans les rues de Syllabe accompagné de ton appareil photo et de ton carnet de note. Tu sais que tu n'iras pas bien loin aujourd'hui, mais tu auras déjà fait un pas de plus. Toujours faire plus. Tu n'as rien d'autres en tête, c'est ton unique but.

À bout de souffle tu arrives à la brèche. Tu sais que cet endroit est très peu surveillé, mais tu fais tout de même attention à rester silencieux, discret. Tu essaies de te fondre avec le décor, avant de te glisser à l'intérieur. Et là c'est l'explosion. Un surplus d'émotions. Ton coeur bat la chamade, tu es à deux doigts de rire nerveusement mais tu te retiens, fais-toi silencieux.

L'excitation est à son comble, l'adrénaline à son paroxysme.

Baissant la tête, tu avances sans savoir où aller. Tu essaies de te fondre dans la masse, de passer inaperçu. Mais c'est raté. Tu sens une précense, quelqu'un te fixe continuellement. Ca te gêne, tu ne sais pas vraiment quoi faire, alors tu continues d'avancer, sans trop oser regarder, tu te rapproches de ladite présence, tu le sens.

Tu te décides à redresser la tête et de t'arrêter alors que tu n'es qu'à quelques mètres, et plonge ton regard dans le sien. Tu le soutiens, plus que tout. Il te paraît inconnu, et pourtant ses yeux te disent quelque chose. C'est la seule chose qui te semble familière chez lui, ses yeux. Il t'inspire bizarrement confiance. Tu lui parles, sans sortir le son de ta voix. Comme si tu étais muet. Tu essaies de lui faire comprendre, que tu n'as rien à faire là, que tu as besoin d'aide. "Aide-moi" que tu lui répètes.
by Lyxiae
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05.01.18 22:53
stand as one



cela aurait du rester un simple coup d'oeil.
ce fut d'avantage.

leurs regards se croisent; s’entrechoquent. quelque chose est familier. hyppolite cependant, est bien incapable d’affirmer ce dont il s’agit. il  se contente de toiser l’inconnu, dont les yeux ne semblent plus le lâcher. il connait cet appel silencieux; celui de quelqu’un dans le besoin.
la vérité, l’évidence le frappe alors maintenant qu’ils sont plus proches. il n’a pas de cornes. syllabe, hurle son crâne nu; syllabe, aboit la teinte de sa peau, presque pâle en comparaison avec la sienne.

putain
putain putain
pourquoi il y a un syllabien ici?

réfléchir; vite.
dans un premier réflexe, ses doigts s’enroulent autour du poignet mince, l’enveloppent dans un doux étau alors qu’il le tire à sa suite. l’impression de déjà-vu s’accentue. hyppolite connait déjà cette peau lisse et douce, cette stature à peine plus petite que la sienne. où ?
le hasard souriant veut qu’ils n’y ait que peu de monde pour l’heure dans les rues tapisées de poussière. il l’entraîne derrière le premier angle de ruelle à portée, le cache derrière lui. personne ne semble les avoir remarqué; les gens ont trop à faire avec leur propre misère pour s’intéresser à celle d’autrui.

hyppolite se retourne, le délivre. si ça avait été torsion, il lui aurait déjà sauté à la gorge. n'importe quel membre du gang à vrai dire; hyppolite cependant, n’est pas torsion. à la place, il parle.
t’es bien loin de chez toi, syllabien. tu ne devrais pas être ici.
son souffle n’est pas agressif; pas encore. quelque chose chez cet individu lui est familier. il veut se souvenir, comprendre. et apposer une explication sur la présence de cet étranger dans ses bas-fonds.
ensuite, il déciderait s'il le livre à la milice ou préviens torsion de sa présence. même si hyppolite préférerais se passer des deux; il n'a pas envie de se battre aujourd'hui.

quelque chose chez ce syllabien, lui semble différent. pas seulement cette familiarité physique inexpliquée. son regard semble plus humble, moins méprisant. parce qu'il est perdu en territoire inconnnu? rien cependant ne l'obligeait à venir chercher de l'aide en la personne d'hyppolite.
et pourtant —

 

+ tagarchi bb
+ notesj'me suis pas relu ptdr
BY MITZI
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06.01.18 1:27

Your violet disposition, my unsound intuition
: Archibald
&
: Hyppolite ♥️
Et c'est presque une course contre la montre qui te prends par le poignet délicatement et t'entraîne plus loin encore de chez toi. Et ce sont ces mains et ce touché qui te font percuter. Tu connais bel et bien cette personne. Reste à savoir, quand, où, comment. Ce n'est pas un syllabien, il possède un bois. Un ?

A l'écart vous êtes et sa main lâche la tienne.
« T'es bien loin de chez toi, syllabien. Tu ne devrais pas être ici. »

Tu es découvert mais cela ne t'affecte pas vraiment, tu as l'impression que le secret sera bien gardé.
Sa voix. Tu reconnais sa voix et ce sont à présent les souvenirs qui te reviennent. Le bal. Tu te rappelles avoir dansé avec un homme, un seul. Serait-il possible que ce soit lui ? Non, c'est impossible. Il y avait beaucoup trop de monde. Mais imaginons que ce soit lui ?
La question tourne en boucle dans ta  tête. Et tu restes comme figé, à le regarder. Presque sous le choque.

« Euh... Je... Je sais. »

Tu es fébrile face à lui. Tu ne sais pas quoi faire. Quoi dire. Tu te revois danser avec lui, une longue partie de la nuit. Tu revois tout ce qu'il s'est passé ce soir là. Ne lui demandes pas tout de suite. Attends un peu.

« Je suis historien. Je voudrais juste, découvrir un peu plus cet univers.. »

Tu le sais au plus profond de toi, tu sais qu'il va se moquer. Tu le sens. Tu l'entends déjà rire intérieurement. Tu es pitoresque. Tu n'as rien d'un historien à vu d'oeil. Et pourtant c'était ton plus grand rêve de le devenir. Et tu rêves encore de découvrir ces contrées interdites.

« Excusez-moi, on se serait pas... déjà vu ? »
by Lyxiae
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