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money money money (ft. torsion)

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06.01.18 1:01
mardi matin, sept heures pétantes, Métis traîne des pieds sur le vieux parquet (qui craque), des matelas couchés sur le sol du salon, à la porte qui a visiblement gerbé du courrier pendant la nuit. elle le ramasse, trie les quelques papiers -c’est qu’ils ne reçoivent jamais grand chose- et plisse les yeux en pensant distinguer son prénom sur l’une des feuilles. trottine jusqu’au salon, porte ses lunettes prises sur la table à son nez. “Ramène tes fesses.” elle hausse un sourcil. really, torsion ? aucun détail, rien ? tsk.

elle soupire, froisse le bout de papier qu’elle jette entre les quelques bûches empilées dans la cheminée, entreprend de se préparer. elle se convainc qu’il doit avoir un plan, qu’il ne la ferait pas bouger pour des choux. qu’ils vont faire quelque chose d’intéressant et de lucratif.

seule dans la petite bâtisse, elle écrit un mot pour prévenir ses parents et sa fratrie de sa sortie, puis elle quitte le domicile.

dehors, le froid mord sa peau et le vent chatouille ses jambes ; plus que jamais elle maudit l’interdiction aux femmes de porter des pantalons, et chérit ses cheveux de lui tenir chaud au cou. elle marche vite pour se réchauffer, et souffle sur ses mains exposées. malgré les couches de vêtements qu’elle a tenté d’entasser sous sa chemise, elle douille grave.

quelques minutes de marche plus tard, elle arrive chez torsion, entre sans frapper. dans l’appartement, elle enjambe la quantité innombrable d’objets (inutiles) étalés au sol, manquant plusieurs fois de se manger un truc ou de tomber, puis elle découvre torsion au milieu du bordel. elle se laisse tomber sur un fauteuil -après l’avoir débarrassé des quelques objets qui y siégeaient- qui laisse échapper un souffle d’agonie. elle remonte ses lunettes sur son front, et pose son menton dans le creux de sa main.

- j’espère vraiment que t’as une bonne raison de m’avoir fait venir parce qu’on se pèle le cul dehors.


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13.02.18 21:17
{
danse macabre d'hivers, la mort trépasse
}

désordre mental, comme un cancer qui te ronge, comme une illumination artistique comme si accumuler tout ces biens ((pour la plupart volés allègrement)) te confortaient dans tes idées, dans tes débuts de pistes, dans tes soutiens. comme si les objets remplissaient ton coeur, incapable de t'en séparer, rattaché à eux d'un lien incroyable, impossible avec les humains.

comme une ébauche d'idée qui émerge, mouvement rapide de stylo "viens", tutoiement, aucuns respects pour mademoiselle comme un membre de ta famille ô toi orphelin abandonné qui a adopté silencieusement la demoiselle.

et tu cours dans le froid, grand sourire presque naïf de celui qui prépare la misère, tout détruire comme toujours, esseulé sans pitié qui essaye de se reconstruire.
tu glisse le papier dans la fente, tu pourrais toquer mais tu n'avais pas envie de croiser sa famille, comme si tu voulais croire qu'il n'y avait que toi dans sa vie, tu te persuadais.
e tu rentres, trainant du pied cette fois, un peu moins souriant, tu dis bonjour aux passants, gentil garçon. et soudain tu le croise, de sa silhouette blanche à l'air perdu, tu commences la conversation.

puis-je vous aider ?
, souriant, accueillant comme si la différence de couleur ne te touchait pas. je suis perdu, qu'il avait dit et gentiment tu lui propose de lui montrer le chemin.
tu le met en garde du danger, tu lui parle de la beauté de prosopée,
ô douce prosopée que tu l'aimes, que tu l'aimais, qu'ils étaient beaux les prosopéens. allée sombre et coup de couteau, étrangler le blanc syllabien qui râle de douleur.
ton sourire honnête se retrace, satisfait.

permettez-moi de vous nuire macabé, aucun de vous n'y met un pied.

fredonnais-tu au cadavre syllabien gisant dans sur le sol boueux. sa peau d'une blancheur de neige contrastait si bien face à la couleur brunâtre de la boue. et tu cacha le corps dans un drap sales trouvé dans les poubelles que tu traina jusque chez toi, repassant par chez ton amie pour lui donner un nouveau mot. changement de programme, ramènes tes fesses de toute urgence je te prie., semi-politesse comme si tu essayais d'instaurais une distance comparé à tantôt.

arrivé chez toi, elle ne vint que quelques heures après. affalée sur le canapé, râlant du froid glacial de l'extérieur. tu lui souris, d'un sourire de gamin, celui qui a fait une bêtise. désolé, j'ai recommencé, disait ton sourire.

elle comprendra.

y a eu un chat qui a croisé mon chemin.
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09.04.18 15:45
frissonnant encore du changement de température,
elle ne s’intéresse vraiment au garçon qu’après quelques secondes de silence de trop,
suspect.
elle lève les yeux vers lui, le détaille. son sourire la fait soupirer.

- encore ?

peu étonnée, habituée. elle examine le sol, les objets qu’elle a précédemment enjambés,
et là,
un drap
taché de pourpre,
roulé sur lui-même.

elle se lève, franchit les quelques pas qui la séparent du chat
et s’accroupit, pour relever le tissu et découvrir le blanc souillé.
se redresse,

- je vais le prévenir.

elle prend une feuille qui traîne, griffonne des mots qu’elle délivrera à son retour.
a-t-il été vu ? une question qui ne se pose pas. torsion sait. torsion fait. bien les choses.

elle passe une main dans ses cheveux,

- on manque de fonds.

une phrase qui tombe comme un cheveu sur la soupe, dans le silence d’une théia qui compte un enfant heureux,
et un chat de moins.


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09.04.18 19:16
{
le temps est argent comptant
}

illusion maussade d'une richesse éternelle pour les pauvres garnements qu'ils étaient, sans argent pour cacher un corps, sans joie éternelle et confort impoli. elle t'avait ramener à la réalité, la vie n'était pas facile et personne ne souhaite votre bien sauf vous.
tu attrapes, souriant, ta nouvelle arme. une épaisse lame, une machette tranchante déjà salie par le corps.


- au pire on le coupe en morceau et on le brûle ? ou alors on va vider quelques magasins ? j'ai peut-être un ami qui pourrait nous prêter un cheval !


dans un air de défi peut-être voulais-tu voir si mademoiselle pourrait encaisser de voir le cadavre découpé en un millier de morceau.  

et tu gravis la pièce, la machette dans la main, grand sourire enfantin sous les lumières jaunâtre de citrine du village sombre, contre-jour percutant, imposant, sourire démoniaque.

tu coupa un doigt, un sang noir et pâteux sort du corps avec une odeur répugnante.


- quoique peut-être que ce n'est pas une bonne idée. je doute pouvoir me débarrasser de cette odeur nauséabonde ensuite ! qu'en penses-tu ?


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09.04.18 20:41
aux propositions de torsion, elle croise un bras et attrape son menton, sourcil gauche levé,
songeuse.
c’est une idée.
sauf le cheval.
gars un cheval pour fuir sérieux.

il traverse la pièce, coupe un doigt du macabée
elle le regarde faire dans le silence le plus total,
elle réfléchit.
quand il l’interpelle elle fait quelques pas pour le rejoindre,
se baisse et attrape le membre coupé.
elle plisse les yeux sur le doigt,
elle réfléchit.
ignore sa question sur l’odeur.

- on pourrait peut être le vendre

elle lâche le doigt qui s’écrase sur le parquet
et pleure ses dernières gouttes de sang.
métis rejoint le lavabo où elle purge ses mains, et se retourne à nouveau pour regarder son compagnon.

- au marché noir. les organes, pièces détachées. ça rapporte, non ?

y’a toujours des fous pour récupérer les ordures.


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09.05.18 21:11
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le temps est argent comptant
}

de tout tes dires, métis a du en prendre en considération que dix pour-cents. elle a toujours réussi à te faire passer pour un moins que rien et ça t'a jamais plus mais c'est aussi ce que t'apprécie chez elle. elle est forte. elle avait des tripes. tu l'as jamais vraiment considérer comme une femme aussi, avec ses petits airs d'impératrice, tu la voyais plus comme un démon.

l'odeur te forçait à froncer les sourcils alors même que celui qui a ôté la vie à cette pauvre charogne n'était autre que toi.


- je ne sais pas trop, faudrait un endroit ou le stocker. et mon appartement, c'est mort. littéralement. il pue la mort maintenant.

disais-tu, tentant vainement de faire une plaisanterie. son idée n'était pas mauvaise, c'était un moyen de se faire de l'argent mais cela prendrait trop de temps et pauvre garnement que tu étais. tu voulais de l'action. tu regarda par la fenêtre, un cheval trônait, seul étalon attaché d'une corde à un unique poteau. tu contemplais ensuite ta machette et ton manque d'adrénaline.

ton regard se tourna ensuite vers métis.

- métiiiis, je vous en prie mademoiselle. disais-tu en pointant du doigt le cheval par la fenêtre, yeux implorant sa pitié.

- on est armés en plus !

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tellement chaud qu'au supermarché les portes automatiques s'ouvrent
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09.05.18 21:29
”il pue la mort maintenant”
appuyée sur le lavabo, métis dévisage torsion
“il pue la mort maintenant”
son regard mi-blasé, mi-épuisé décrit parfaitement ses pensées.
il est mort. que veux-tu qu’il pue-
mais elle ne prend pas la peine de répondre.

lui, tourne la tête, regarde vers la fenêtre
elle suit son regard,
sur un cheval.
oh no.
quand elle le voit se retourner, yeux suppliants du gamin qui veut quelque chose, elle se prépare à essuyer un caprice,
crier “nonononono NO”

mais elle dit oui.

parce qu’elle a une dague,
une dent contre l’ordre,
et qu’avec ou sans elle, il ira.

alors au moins qu’il y ait quelqu’un pour lui éviter la mort, pense-t-elle.
et aussi parce qu’elle n’avouera jamais qu’éprouver les lois,
ça l’excite.
mais ils ont besoin d’argent alors
le jeu en vaut la chandelle.


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